Le Parlement ghanéen a approuvé une loi très sévère contre les droits LGBTQ+. Ce texte, l’un des plus restrictifs d’Afrique, prévoit désormais des peines de prison. Il doit encore être signé par le président pour s’appliquer. Cette décision divise profondément la société ghanéenne et suscite de vives critiques internationales.
Quelles sont les nouvelles sanctions prévues ?
La loi interdit les relations homosexuelles. Toute personne reconnue coupable risque jusqu’à trois ans de prison. Ceux qui soutiennent ou promeuvent des activités LGBTQ+ peuvent être condamnés à trois ou cinq ans d’emprisonnement. Des exceptions ont été ajoutées pour les avocats, les soignants et les journalistes. Le Ghana reste un pays très religieux et conservateur. Une ancienne loi coloniale interdisait déjà ces relations, mais les poursuites restaient rares.
Pourquoi cette loi fait-elle débat ?
Les défenseurs des droits humains dénoncent une menace pour les libertés fondamentales. Selon eux, ce texte risque d’aggraver les discriminations et de limiter la liberté d’expression ou l’accès aux soins. À l’inverse, ses partisans estiment qu’il reflète les valeurs culturelles et religieuses du pays. Le projet avait déjà été voté en 2024, mais l’ancien président ne l’avait pas signé. Aujourd’hui, son avenir dépend de la décision du nouveau président John Mahama.

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