Depuis le mardi 2 juin 2026, la tension reste vive dans la commune de Port-Bouët, précisément dans le quartier de Vridi 3. En effet, des opérations massives de démolition y ont été soudainement déclenchées par le District autonome d'Abidjan. Face à cette situation critique, les autorités municipales n'ont pas tardé à réagir publiquement. À travers un communiqué officiel, la mairie déplore fermement la méthode employée pour ce déguerpissement brutal, qui laisse de nombreuses familles sans abri.
Une démolition surprise et un manque de dialogue
Malgré des rumeurs persistantes entendues dès la fin du mois de mai, aucune confirmation n’avait été transmise aux élus locaux. Inquiet pour ses administrés, le député-maire de Port-Bouët avait pourtant envoyé un courrier officiel au gouverneur du District pour obtenir des clarifications. Malheureusement, aucune réponse ne lui est parvenue avant l'arrivée des bulldozers.
Au petit matin, les habitants ont découvert avec stupeur un impressionnant déploiement des forces de l'ordre. Rapidement, les machines de destruction ont commencé à raser les habitations ainsi que plusieurs édifices religieux du secteur. C’est ce manque flagrant de concertation préalable que dénonce aujourd'hui la municipalité avec force.
La détresse des habitants de Vridi 3 face aux bulldozers
À cause de cette intervention soudaine, les conséquences sociales s'avèrent d’ores et déjà dramatiques sur le terrain. Actuellement, des dizaines de familles se retrouvent sans logement et dorment à la belle étoile. De plus, de nombreux biens personnels ont été totalement détruits durant le passage des engins.
Certes, la mairie reconnaît la nécessité de lutter contre l'occupation anarchique des espaces urbains à Abidjan. Cependant, elle rappelle avec insistance que la dignité humaine et la cohésion sociale doivent rester prioritaires. Aujourd'hui, les sinistrés réclament de toute urgence des mesures de relogement et une assistance humanitaire pour surmonter cette épreuve.

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